L'UST a son destin en main

9 mai 2023

L’UST a son destin en main

Après la lourde défaite à Aramits (39-15), nos « orange et bleu » sont en ballotage défavorable. S’ils ne veulent pas être en vacances dimanche soir, ils se doivent impérativement de montrer un autre visage à Tonnellé.

Dimanche dernier, vers 16h45, c’était la fête au village à Aramits. Dans ce cadre champêtre, au pied des Pyrénées, les Mousquetaires béarnais, dans une moitié de terrain, laissaient éclater leur joie chantant à tue-tête. Dans un autre coin, Thibault Dubarry, très mécontent, sermonait ses troupes rassemblées en cercle autour de lui. L’ambiance était morose et pesante.

Après ce seizième de finale aller, où Tours a été une proie facile pour des Béarnais transcendés par l’enjeu, Alain Jamain, très amer, se contentait d’une analyse simple et concise.

« J’étais venu les voir jouer voici une semaine devant Malemort, commentait-il. Je ne suis pas surpris. Je savais qu’au niveau de l’intensité et de l’agressivité, c’était épais. Que défensivement, ils étaient très forts. Dans le domaine de l’envie, nous avons été bouffés. Ils étaient plus affamés que nous. Jamais, nous ne nous sommes révoltés. Il fallait les bouger, mettre du volume et de la vitesse. »

Visiblement, le responsable des lignes n’avait pas apprécié le visage affiché par ses joueurs. « On a subi sur les impacts. De plus, on encaisse trois essais casquettes. Dans ces conditions, il est impossible de gagner un seizième de finale à l’extérieur, fulminait Jamain. On a le ballon dans les mains et on leur donne. » Plutôt que de se lamenter, l’adjoint de Dubarry basculait déjà sur le match retour à Tonnellé.

« Après avoir livré notre plus mauvais match de la saison, assurait-il, où nous nous sommes fait défoncer, les joueurs doivent faire preuve d’orgueil et de fierté. La balle est dans leur camp. »

La vérité d’un jour n’est pas forcèment celle du lendemain. En sport, on le sait, tout peut aller très vite. « Il n’y a pas eu photo, lâchait Thierry Bonne, le président d’Aramits. On a fait un très bon match, mais il ne faut surtout pas croire que nous sommes passés. Le retour ne sera pas facile. »

Le décor est planté. Après avoir concédé un écart de 24 points, nos « orange et bleu » se sont mis dans une situation délicate. Désormais, les données sont claires. Il leur faut faire abstraction du score. La priorité sera de prendre le bonus offensif et de ne pas offrir le bonus défensif à leurs adversaires. Pour résumer, marquer trois essais de plus qu’Aramits, voilà la clef pour espèrer s’ouvrir les portes des huitièmes de finale et jouer la montée en Fédérale 1, sinon place aux vacances…

Après avoir pris un bol d’air dans les Pyrénées, Taylor et ses petits copains nous doivent une revanche. Dimanche, Tonnellé est prêt à s’enflammer et à pousser derrière eux. Messieurs, vous en avez les moyens. On croit en vous. Allez l’UST !

BERTRAND BOURGEAULT

ARAMITS – TOURS : 39-15 (19-10). Arbitre Laurent Lasnavères (Occitanie)

Aramits : quatre essais de Al. Domecq (15e), Au. Domecq (30e), Dies (46e) et Muchada (79e). Cinq pénalités (2e, 6e, 21e, 42e, 61e) et deux transformations (46e, 79e) d’Arostéguy.

Tours : deux essais de Gomez Novaro (9e) et Labergère (73e). Une pénalité (27e) et une transformation (9e) de Lemaître.

Carton jaune. Tours : Tavberidze (41e).

Evolution du score : 3-0, 6-0, 6-7, 11-7, 14-7, 14-10, 19-10, mi-temps, 22-10, 29-10, 32-10, 32-15, 39-15.

Tours. Lebrault – Courty, Bénard, Balmens, Techer (Labergère, 53e) – (o) Lemaître (Penglaou, 60e), (m) Dupuy – Raguin, Tavberidze (M. Boutet, 52e), Soulié – Taylor, Fabien (Scicluna, 48e) – Le Bodo (D. Boutet, 47e), Gomez Novaro (Guilbaud, 62e), Eloshvili (Bernabé, 20e).

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