• 18 mai 2018

    120 ans de sport au cœur de Tours

    Fondée en 1898 sur les bords de Loire, doyenne des sociétés sportives tourangelles omnisports encore en activité, l’Union Sportive de Tours a traversé plus d’un siècle d’existence. Mais sa vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille.

    L’esprit des gentlemen

    Le phénomène prend de l’ampleur en pr0′,li’1Ce l’ile Aucard devient le !erra n de JeU de ces « sportsmen •· Rejoints par les étudiants du lycée Descartes, qui auraient décowert le jeu de rugby par le biais de John Congreve Murray, étudiant britannique de passage en Touraine, les membres du Rowing décident en août 1897 la création d’une section athlétique.Au fil des mois, prenant progressivement son autonomie, naît l’Union Sportive de Tours réunissant bon nombre d’étudiants en médecine. À l’étroit, l’UST déménage. On retrouve sa trace en 1902 sur l’avenue de Grammont, face à l’usine Lesourd, à hauteur de l’actuel centre aquatique. Disputant des rencontres amicales, notamment face au Racing, elle inaugure, déjà parée d’une tunique orange et bleue, ses premiers championnats. En 1907, les inondations obligent à s’installer ailleurs, direction Pont­Cher. Deux ans plus tard, le club franchit une nouvelle étape en déposant ses statuts en préfecture. La guerre 14-18 n’épargne pas le club qui perd bon nombre de ses éléments. li mettra de longs mois à panser ses plaies. Une convention d’occupation est signée le l er janvier 192 l avec l’hospice général de Tours, propriétaire des lieux. L’UST occupe finalement ce
    qui deviendra le stade Tonnellé depuis près de cent ans.

    Des partenaires économiques de poids

    La puissante firme automobile Rolland-Pilain, dont les activités rythment la vie de la place Rabelais et de la  rue Giraudeau, associe son nom à celui du stade dont l’inauguration en novembre 1924 permet d’admirer de cuvelles tribunes, une piste d’athlétisme, ainsi qu’un panneau d’affichage.Au partenariat entre l’UST et Rolland Pilain succède, en 1931 , celui signé avec la firme Timbrer, fabricant de meubles. La création par Georges Ferrand, périgourdin de naissance, d’une novatrice école de rugby, en 1937, fonde le profond attachement du club à la formation des jeunes. Bien structurée, l’UST retrouve en 1938 l’équivalent de la seconde division qu’elle avait quittée en 1929. Las, la guerre vient ericore tout chambouler. Son terrain réquisitionné par l’occupant allemand, l’UST s’exile au stade de Grandmont. Georges Ferrand est, quant à lui, déporté en 1943. Il ne devait jamais revoir sa famille, ses amis et son club. Deux de ses élèves partagent son funeste destin Miginiac, 19 ans, et Charles Crochet, 20 ans. À la Libération, tout est à reconstruire.

    Les glorieuses années des Oranges et Bleus

    Le cinquantenaire du club est fêté en avril 1948. C’est l’époque des tribunes en bois où, pour alimenter la chaudière, il faut scier des bûches afin de prendre une douche chaude. L’arrivée de l’Agenais Jacques Gomis comme joueur­entraîneur, va hisser l’UST au plus haut niveau du rugby français. Promus au sein de l’élite, lors de la saison 195 l – 1952, les  « Oranges et Bleus » défient des équipes de renom comme Agen, Bayonne, le Racing, avant la rétrogradation en division d’honneur en 1966 et une lente descente en enfer.  Il faudra patienter près de quarante ans pour revoir l’UST en première division (1993- 1994). Vient ensuite l’avènement du professionnalisme en 1995. L’entraîneur palois Robert Bernos débarque en Touraine. L’UST redécolle : montée et titre de champion de France de deuxième division ( 1997), puis accession en Pro D2  (2001) avec Jean Anturville  à la barre. On connaît la  suite, peu glorieuse, des rétrogradations administratives pour dérives financières et c· est Benoît Sébillet qui reprendra courageusement les rennes. Souhaitons-lui, pour fêter les 120 ans de l’UST, que son rêve d’accession prochaine en Fédérale 2 se réalise …

     

    Extrait de Tours & Moi | Magazine de la ville de Tours

  • 12 mai 2018

    L’US Tours a de la réserve

    La bonne santé d’un club se mesure souvent à la qualité et à la quantité de son effectif de jeunes espoirs, comme de joueurs plus anciens qui apportent leur expérience. L’US Tours en a bien conscience. Terminant seconde de sa poule, l’équipe réserve des Orange et Bleu, emmenée par Mathieu Coulon, Guillaume Narbonne et Philippe Faure s’est brillamment qualifiée pour les trente-deuxièmes de finale du championnat de France d’excellence B. Elle sera opposée à Mérignac.
    « Nous respectons notre tableau de marche après une saison régulière et pleine, même si nous avons quelques regrets sur un ou deux matchs. Notre groupe vit très bien et nous espérons faire mieux que la saison dernière, à savoir nous qualifier pour les demi-finales. Nous ne connaissons pas Mérignac et ce n’est pas plus mal : on évitera de se “ faire des cheveux ” comme parfois contre des adversaires connus », analyse Mathieu Coulon. Les entraîneurs de la réserve échangent régulièrement avec Julien Darthevel et Rudy Mary, le staff de l’équipe première, ainsi qu’avec Baptiste Beaufils, responsable des jeunes, afin de voir quels sont les joueurs susceptibles à court ou moyen terme d’intégrer l’équipe fanion.
    « Ce qui fait notre force cette année, c’est que le groupe est très soudé et que chacun travaille pour l’autre, explique Jonathan Donneau, le capitaine. Cela se fait dans une super-ambiance. Je suis à Tours depuis deux ans et j’ai rarement connu une telle symbiose… »
    L’intégration des jeunes se fait naturellement et le staff peut s’appuyer sur des garçons d’expérience, véritables leaders de jeu et de vestiaire comme Nicolas Guyot ou Julien Guerche (qui n’hésite pas à « aboyer » ses directives et replacer ses partenaires si le besoin s’en fait sentir).
    Cette équipe réserve classée dans le top 3 national peut donc avoir de légitimes ambitions, d’autant que son bon fonctionnement est assuré à tous les niveaux. Il faut ainsi souligner le gros travail d’intendance et administratif réalisé par Jean-Baptiste Blanchard et l’inamovible « mini Herrero » (référence à sa crinière blanche et son bandeau rouge, à sa gouaille, ainsi qu’à son amour pour son club) Kader Kefif.
    Peu de clubs de Fédérale peuvent d’ailleurs se targuer d’avoir une réserve au fonctionnement si bien huilé. C’est de bon augure et en parfaite conformité avec l’orientation voulue et insufflée par le président Sebillet et son équipe dirigeante.

    Extrait de la Nouvelle République, rédacteur : Patrick Kellogg

  • 7 mai 2018

    L’UST sort la tête haute

    Ecrasés en Gironde (42-15), les coéquipiers de Thomas Rougebec ont pris leur revanche, hier après midi à Tonnellé devant Floirac (29-22). Victoire insuffisante toutefois, qui permet aux Girondins de se qualifier pour les seizièmes de finale et condamnent les Tourangeaux à des vacances prématurées.

    Autant la troupe de Julien Darthevel méritaient des critiques à l’issue du match aller pour être passée totalement à côté lors des quarante premières minutes. Autant hier, au terme d’une rencontre aboutie – dans la lignée de la prestation à Plouzané selon Julien Darthevel – elle ne peut qu’être félicitée, même si l’élimination résonne comme un terrible coup de massue.

    «  Mes joueurs ont eu un comportement exemplaire, se félicite l’entraîneur de l’UST. J’attendais un sursaut d’orgueil, ils l’ont eu. Je suis fiers d’eux. Ils n’ont pas baissé les bras et ont répondu à mes attentes. Notamment devant, où ils ont livré un match sérieux devant un paquet plus que solide. nous ne perdons pas la qualification à Tonnellé, mais à Floirac pour avoir été aux abonnés absents lors du premier acte. L’an passé, il s’agissait d’un échec administratif et financier. Cette fois, il est sportif. Il va falloir en tirer les enseignements et se doter de moyens si nous voulons monter. »

    Il ne faut pas se leurrer, Floirac, à l’inverse de Tours, est armé pour jouer la montée. Le groupe , costaud devant et complet dans toutes ses lignes, affiche une moyenne d’âge de 28-29 ans contre 23-24 à Tours. Ce paramètre est à prendre compte pour l’avenir.

    Mourir en beauté

    Très vite, le public de Tonnellé a pu se rendre compte que la marche proposée à l’UST était trop haute. Tours, pourtant prenait le match à son compte et investissait le camp visiteur. Malheureusement, Bonnefoy ratait deux pénalités (7e, 14e), qui aurait permis aux bleu et orange de faire la course en tête. Après avoir laissé passer l’orage, Floirac s’approchait de la ligne et, sur un  premier groupé pénétrant d’école pointait en terre promise (5-0, 21e).

    Après que Bonnefoy eut réussi une pénalité (5-3, 25e), la réplique ne tardait pas. Lebrault avait des fourmis dans les jambes. Il mettait le feu aux poudres de ses 22m, mais était repris à dix mètres de la ligne. Trois minutes plus tard, Tours était récompensé de ses efforts. Sur une prise de Girardeau en touche, Taylor s’infiltrait et aplatissait (10-5, 31e). Malheureusement pour Tours, sa défense allait connaître un sérieux trou d’air. Il n’en fallait pas plus pour que Thomas sème la panique et que le paquet visiteur s’écroule au pied des poteaux (10-12, 35e). Un départ de Beynies permettait à Delom de creuser l’écart juste avant la mi-temps (10-19, 39e).

    Allait-on voir l’UST s’écrouler et subir le même sort qu’à l’aller ? On put le craindre, quand Dulong passait une pénalité (22-10, 48e), mais une nouvelle course folle de Lebrault (51e) sonnait l’heure de la révolte. L’arrière tourangeau était bouclé d’extrême justesse. Sur l’action suivante, Marmier marquait en coin et Bonnefoy transformait (22-17, 53e). Le chrono tournait inexorablement et si les Tourangeaux savaient que la qualification s’était envolée, ils voulaient mourir en beauté. Aussi jouaient-ils leur va-tout avec cran. Sur une superbe relance, Lacroix égalisait (22-22, 69e). La bande à Darthevel jetait ses dernières forces dans la bataille et devait être récompensée. Le puissant Lépine s’échappait avant de servir Barré pour l’essai de la victoire (29-22, 78e). Volontaires jusqu’au bout, les Tourangeaux obtenaient un succès de prestige amplement méritée.

    Tandis que des chants de …défaite se faisaient entendre du vestiaire tourangeau, Benoit Sebillet, le président, saluait l’attitude de ses joueurs. «  Ils se sont bien dépouillés, reconnaissait-il. C’est très important de terminer la saison sur une note positive. Je suis déçu, je ne le cache pas, j’aurais bien aimé monter de suite, mais je m’aperçois que eux sont prêts, pas nous. Autour de nous, il y a une grosse attente du public, des partenaires. Maintenant, il va falloir leur faire comprendre que nous bossons, qu’il faudra être patients et ne pas brûler les étapes. »

    Après tout, même si la montée ne sera pas pour cette année, le bilan, avec quatre défaites et vingt victoires, est loin d’être catastrophique. Comme le disait fort justement Thomas Rougebec « avant de connaître la gloire, il faut peut-être connaître l’échec pour grandir ! »

                                                                                       Bertrand Bourgeault

     

    Fiche technique

    Tours – Floirac: 29-22 (10-19). Arbitre Mme Lematte (Poitou Charente). Spectateurs: 800.

    Tours: 4 essais de Taylor (31e), Marmier (53e), Lacroix (60e), Barré (78e). Une pénalité de Bonnefoy (25e). Trois transformations de Bonnefoy (31e, 53e) et Calvet (78e).

    Floirac: trois essais collectif (21e, 35e) et Delom (39e). Une pénalité (48e) et deux transformations (35e, 39e) de Dulong.

    Floirac. Carton blanc: Guerrero (24e).

    Evolution du score. 0-5, 3-5, 10-5, 10-12, 10-19 mi-temps, 10-22, 17-22, 22-22, 29-22.

    Tours. Lebrault (Morange, 60e) – Soulier, Bonnefoy, Barré, Lacroix – (o) De Lauzon (Calvet, 49e), (m) Dioton – Sebillet (Pelletier, 40e), Lépine, Scicluna – Girardeau, Taylor (Faye, 44e) – Grelle, Marmier (Rougebec, 72e), Rougebec (cap, Thibault, 49e)

  • 5 mai 2018

    Et si Tonnellé redevenait un chaudron…

    Il va faire chaud demain dimanche à Tonnellé. Tant au niveau du thermomètre, où 25 degrés sont annoncés que dans les gradins, où les supporters sont espérés nombreux pour soutenir l’UST dans son combat de l’impossible pour un éventuel billet pour les seizièmes de finale. Les données sont claires: les coéquipiers de Thomas Rougebec, défaits largement à Floirac (42-15) doivent faire le plein d’essais et de points, mais aussi fermer les vannes en défense pour que les Girondins inscrivent le minimum de points. Voilà le scénario idéal qu’imagine tout supporter de l’UST…

    « Je les sens déterminés, assure Julien Darthevel, l’entraîneur. Après la prestation non aboutie de dimanche dernier, ils ont envie d’en découdre et de se racheter. Nous savons que nous nous attaquons à une montagne, mais nous n’avons pas envie d’être en vacances dimanche soir. L’an dernier, même si nous partions de moins loin contre Poitiers (17 pts de retard), nous y sommes arrivés. Ce n’est pas dans l’ADN du club de baisser les bras. Il faut leur mettre la tête sous l’eau et ne pas les voir de la partie. »

    Même si un regard sur les stats démontre que Floirac ne voyage pas très bien : six défaites en déplacement, dont un lourd 30-7 à Gujan et une moyenne de 22 points encaissés, Darthevel n’entend pas s’attarder pas sur les chiffres. «  Ils ont traversé la saison en ayant jusqu’à dix joueurs à l’infirmerie. Cette fois, ils seront au complet. J’ai du mal à imaginer que cette équipe voyage mal. »

    Pour éviter de dramatiser, Darthevel n’a pas voulu, durant la semaine, reparler éternellement de Floirac et de ses joueurs expérimentés. « Inutile de leur remettre le couvercle sur la tête, stigmatise le coach tourangeau, préférant de loin se concentrer sur son équipe et les erreurs commises notamment en défense.

    Au niveau de la composition d’équipe, pas moins de cinq changements ont été apportés. Quatre devant, dont trois par nécessité, et un derrière. Couté (épaule déboîtée), Brignone (mâchoire fracturée) et Biet, suspendu, laisseront leur place à Marmier, Etienne Sebillet et Scicluna. Dans un souci d’amener plus de densité physique, Taylor a été préféré en deuxième ligne à Faye. Enfin, au poste d’ouvreur Paul De Lauzon effectue son retour en lieu et place d’Arthur Calvet.

    Darthevel mise sur une ligne de trois quarts plus homogène pour mettre le feu d’entrée de jeu.

    Autre changement dans l’approche du match. Les joueurs se retrouveront plus tôt que d’habitude 10h au lieu de 10h45. Histoire de souder le groupe, Darthevel et Mary ont convoqué même les blessés. Balade et repas en commun au programme, avant d’entrer dans l’arène.

    Dans cette chaude explication, tout comptera. Qui sait si la chaleur ne jouera pas un rôle déterminant et si les gros cubes girondins ne connaîtront pas un coup de chaud à l’heure de jeu…Si Tonnelle entend redevenir le chaudron terrible qu’il a su être par le passé, c’est le moment.

                                                                                                                    Bertrand Bourgeault

  • 5 mai 2018

    « Il va falloir mettre le feu à Tonnellé »

    Thomas Rougebec, capitaine de l’US Tours

    Largement dominés à Floirac (42-15), dimanche dernier, les joueurs de l’UST n’ont pas d’autres alternatives pour espèrer se qualifier pour les seizièmes de finale que de se jeter à corps perdu dans la bataille, dimanche à 15h, pour tenter de réaliser un exploit.

    Dans quel état d’esprit, abordez-vous ce 32e de finale retour  ?

    Thomas Rougebec. Notre prestation décevante de dimanche dernier a laissé des traces tant physiques que morales. Nous sommes plus que déçus et bien conscients que, désormais, nous sommes condamnés à l’exploit, sinon la saison sera terminée. Aussi, sur le début de la semaine jusqu’à mercredi, cela a été très compliqué à vivre. Cela ressemblait plus à des gueules de bois au lendemain de cuite, qu’à une semaine de préparation en vue d’un match couperet.

    Quel est le moral des troupes ?

    Nous ne nous avouons pas vaincus. Nous allons essayer de montrer un autre visage. Si nous ne nous qualifions pas, nous allons tenter de terminer sur une bonne note. C’est le minimum vital à réaliser pour nos dirigeants et nos supporters. Nous sommes conscients que nous n’avons pas entamé les phases finales, comme nous l’espérions. Nous avons peur de l’échec. Le club ne mérite pas de terminer par une élimination.

    La tâche s’annonce ardue…

    D’autant que nous avons perdu trois joueurs lors du match aller (voir encadré). Autant dire que le moral est un peu en berne. Nous allons nous resserrer et nous remotiver pour relancer la machine.

    Où cherchez-vous des raisons d’espérer ?

    Même si notre mission relève un peu de l’impossible, on puise nos forces dans le passé du club. Nous avons connue des moments plus difficiles et des problématiques plus compliquées. Je me nourris du passé, voici quelques années, nous devions être morts mais le club est encore vivant. Cette fois, cela reste du sportif. Aussi, nous sommes biens déterminés à démontrer qu’impossible n’est pas tourangeau…Si beaucoup nous considère morts depuis dimanche dernier, on se dit, entre nous, que nous pouvons encore être en vie dimanche soir.

    Quelles sont les clefs du match ?

    Avoir de l’envie et mettre énormément de coeur à l’ouvrage. Pour passer, il va falloir mettre le feu à Tonnellé et inscrire le maximum d’essais pour aller chercher le bonus offensif, nous allons complètement laisser tomber tous les points au pied. Notre salut passe par là. Pendant 80 minutes, il va falloir s’envoyer comme des fous. Dimanche dernier, ce sont les vingt deux joueurs sur le pré, qui n’ont pas assumé. Nous nous sommes mentis et nous devons une revanche à tout le monde.

    Un échec dimanche soir serait-il lourd de conséquences ?

    Je cherche avant tout à positiver, je ne veux pas y songer pour le moment. Sur le coup, c’est sûr, ce serait un énorme coup de massue. Du côté du staff, du club et des dirigeants aussi. Nous fêtons cette saison les 120 ans de l’UST et nous envisageons une autre issue. Dans le cas d’une élimination, il faudra en tirer les leçons. Depuis deux ans, nous avons bâti un groupe jeune. Avant de connaître la gloire, il faut peut-être connaître l’échec pour grandir !

                                                                                    Propos recueillis par Bertrand Bourgeault

  • 5 mai 2018

    Pour que l’UST se qualifie

    • Il faut gagner à tout prix avec le bonus offensif, et donc marquer 5 points, puisque Floirac a déjà en poche 5 points après son large succès (42-15) dimanche dernier.
    • Faire en sorte que les Girondins ne prennent ni bonus offensif, ni bonus défensif.
    • Eviter les cartons, car ils rentreront en ligne de compte en cas d’égalité au niveau des points terrain.
    • Inscrire le maximum d’essais, car, en cas d’égalité, ils départageront les deux équipes. A l’aller, Floirac en a inscrit 6 contre 2.
    • Marquer quatre essais de plus que l’adversaire et triompher avec un écart égal ou supérieur à 28 points.
    • Dans tous les autre cas de figure, Floirac se qualifiera.
  • 5 mai 2018

    Autour du match

    Floirac à Joué-les-Tours

    Les Girondins ne prennent pas les choses à la légère. Ils seront à pied d’oeuvre dès aujourd’hui. Les coéquipiers de Malterre arriveront cet après midi en Touraine et logeront à Joué-les-Tours. Un entraînement est même programmé en fin de journée au stade Albaladéjo.

    Biet suspendu

    Si Jordan Marmier, absent la semaine dernière, effectuera son retour au poste de talonneur, l’UST sera privée de son troisième ligne aile, Bastien Biet. Le bouillant troisième ligne aile était entendu, vendredi après midi, à Marcoussis, au siège de la Fédération française, par la commission de discipline. Il a été suspendu pour le match de dimanche. Il avait écopé un carton jaune à Floirac, qui s’ajoutait à un premier pris quinze jours auparavant. Voilà, une bien mauvaise nouvelle pour l’UST.

     

     

    Marmier quitte l’infirmerie

    Absent à Floirac, Jordan Marmier sera de retour au poste de talonneur. Tant mieux, car l’autre numéro 2, Alexandre Couté, épaule déboitée lors du match aller, sera forfait et opéré la semaine prochaine. Autre absence: Enzo Brignone, le 3e ligne, victime d’une fracture de la mâchoire, a été opéré lundi dernier.

  • 30 avril 2018

    Les Bleus rétrogradent

    L’équipe de France de rugby à VII avec les deux Tourangeaux Pierre Popelin et Pierre Gilles Lakafia a pris la dernière place du Tournoi de Singapour, huitième étape du circuit mondial. Déjà battus à trois reprises, samedi, les Bleus se sont inclinés, dimanche, en match de classement face au Canada (26-7) et au Japon (29-14). Les Fidji ont remporté le tournoi en triomphant de l’Australie (28-22).

    A deux étapes de la fin, les Bleus, 9ème avant le tournoi, se retrouvent 12ème.

    Prochain rendez vous Londres début juin et Paris du 8 au 10 juin.

  • 30 avril 2018

    Darthevel: « A Tonnellé, ce sera différent… » 

    Floirac (Gironde)

    Malgré l’ampleur de la défaite (42-15), Julien Darthevel n’abdique pas. L’entraîneur tourangeau préfère retenir les points positifs. Il attend une réaction et un autre visage de son équipe à Tonnellé.

    Vous devez tomber de haut ?

    Julien Darthevel. Absolument pas. On avait vu des vidéos, on savait pertinemment où l’on mettait les pieds. On était prévenus et on n’ignorait pas que ce ne serait pas une partie de plaisir. Je savais que ce serait très compliqué et cà l’a été.

    Comment expliquez-vous l’ampleur du score ?

    J.D. On a mis trop de temps à se mettre dedans. On savait que c’était épais. Je regrette que nous ayons plus été dans la réaction que dans l’action. On a raté notre première mi-temps et on s’est mis la tête à l’envers. Nous n’avons pas été assez agressifs en défense. En vue du retour, il y a plein de choses à rectifier et à travailler.

    Estimez-vous être dans une situation désespérée ?

    J.D. Je ne ferme pas les yeux, je n’ai pas des oeillères, je sais ce qui a fonctionné et ce qui n’a été. Je préfère retenir l’aspect positif de ce match. Ce qui me rassure, c’est la réaction en deuxième mi-temps. Les quarante dernières minutes me font plaisir. On a vu des garçons qui ont de l’orgueil et de la fierté. Du coup, ils n’ont pas baissé les bras. Pas un type n’a triché et on a fini par marquer un superbe essai par Lebrault. En deuxième mi-temps, on était dans le vrai. Malheureusement, il y a ce début qui nous met dans la difficulté en vue du retour. A Tonnellé, ce sera difficile, mais totalement différent.

    Propos recueillis par Bertrand Bourgeault

  • 30 avril 2018

    Ecrasé à Floirac (42-15), l’UST tombe de haut !

    Floirac (Gironde)

    Pour fêter dignement ses 120 ans, Tours rêvait d’une montée en Fédérale 2. En s’inclinant lourdement à Floirac (42-15), en 32e de finale aller, dans la banlieue bordelaise, les coéquipiers de Thomas Rougebec ont sérieusement hypothéqué leurs chances, mais tout espoir n’est pas perdu. Il leur reste une semaine pour se remettre la tête à l’endroit et réaliser une impossible remontada dans l’antre de Tonnellé…

    Dans le couloir du vestiaire, la désillusion se lisait sur tous les visages. Chacun avait le masque. On n’entendait pas une mouche voler.

    Tandis qu’il tapotait sur son portable pour découvrir les autres résultats, Benoit Sebillet, très déçu, ne maniait pas la langue de bois. « On est tombé sur une équipe, qui nous a été largement supérieure, analyse le président de l’UST. Ils nous mettent six essais à deux. Nous n’avons pas été agressif, on s’est fait trouer en défense. Au talonnage, on n’avait pas de doublure. Marmier était blessé et quand Alexandre (Couté) sort, touché à l’épaule, Etienne (NDLR: son fils) est obligé de rentrer. Cette sortie a complètement désorganisé notre secteur en touche. On a dû bricoler et à l’arrivée on perd cinq ballons sur nos lancers. On ne peut pas en vouloir à Thomas (Rougebec). On ne s’improvise pas lanceur. »

    Cette argumentation n’explique pas tout. « Ils ont plus un matériel de Fédérale 2 que nous, s’empresse d’ajouter le président Sebillet. L’an passé, on était monté sportivement…cette fois, la chance ne nous a pas souri. Les oppositions ne sont pas toujours favorables. Il faut être réaliste. La poule girondine est plus forte que la nôtre. Ne nous voilons pas la face, le score reflète la physionomie de la partie.»

    Un à un, les joueurs sortaient de la douche. « On est passés complètement à côté », résume le numéro 8 Jean-Baptiste Lépine. « On a été nul », assène Jérémy Dioton très en colère. Et pourtant tout avait bien commencé. Théo Bonnefoy ouvrait le score sur pénalité (3-0, 5e). Il sortira au bout de vingt minutes, après avoir pris un sérieux coup à la mâchoire sur un plaquage haut. Puis le puissant centre Noguez déchirait en force le rideau défensif (7-3, 8e). Tours souffrait face à un paquet adverse nettement plus costaud mais reprenait des couleurs grâce à un essai en coin de Lebrault (8-7, 17e), superbement alerté par ce diable de Dioton. C’est alors que les affaires devaient se gâter…

    Privé de ballons, aux abonnés absents en défense, Tours, sous pression, était sans arrêt sur le reculoir. Au point d’encaisser trois essais avant la pause. L’arbitre sortait un jaune pour Biet coupable d’un en avant volontaire (28e) et n’hésitait pas à accorder un essai de pénalité. C’était la double peine. L’addition se corsait (28-8).

    Au bout de dix sept secondes dès la reprise, nouvel essai sur une mauvaise réception (35-8). Dans la foulée, la défense se faisait passer en revue (42-8, 43e). On pouvait alors craindre le pire. C’est là que les Tourangeaux connurent un sursaut d’orgueil. Ils n’encaissèrent plus aucun point jusqu’à la fin. Maigre consolation. Giffard (60e) se vit refuser un essai. Sur la fin, Tours était récompensé de ses efforts. Paul Lebrault, l’un des rares à s’être montré à la hauteur, allumait une relance à 22 mètres. Au prix d’un slalom étourdissant, l’arrière tourangeau signait le plus bel essai de la rencontre (42-15).

    Malgré l’ampleur du score et une victoire bonifiée de Floirac, Benoit Sebillet s’efforçait néanmoins de conclure sur une note optimiste. « Sur un coup de folie, avec un public en feu, on peut y arriver. Pourquoi pas ! » Désormais, la réponse appartient aux joueurs. Après avoir montré un piètre visage en Gironde, ils se doivent de redresser la tête. La balle est dans leur camp. S’ils ont de l’orgueil, c’est à eux de le montrer. Sinon, ils seront en vacances.

    Bertrand Bourgeault

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