• 5 mars 2019

    L’UST décroche devant Poitiers le nul (12-12) de l’espoir…

    Tours va savoir, titrions-nous dans notre papier de présentation. En tenant tête au leader de la poule, au terme d’un derby acharné, indécis et passionnant, les Tourangeaux se sont pleinement rassurés. Il ne fait aucun doute que si Rougebec et les siens sont en mesure d’évoluer, samedi (18h) à Chinon, puis devant Blois, le 24 mars, avec la même intensité et y mettant le même cœur à l’ouvrage, les portes des phases finales pourraient s’ouvrir…

    Ce groupe, longtemps diminué par les absences, tient la route et semble capable de belles choses. La prestation de dimanche à Tonnellé a enthousiasmé le petit millier de spectateurs. Cela aussi, c’est un signe. Il y avait bien longtemps que la tribune de Tonnellé n’avait accueilli autant de monde.

    Au terme de la partie, les analyses des deux entraîneurs se rejoignaient. «Nous étions attendus au tournant, assure Julien Darthevel. Face à Poitiers, nous passions au révélateur. Nous avons répondu présents. Je retiens beaucoup de positif. Nous avons affiché un remarquable état d’esprit. Cette prestation s’inscrit dans la continuité de ce que nous montrons depuis plusieurs semaines. Je sens les garçons concernés. A un moment donné, tu dois te dire les vérités et les acter sur le terrain. C’est chose faite. En terme d’intensité, je sens que nous sommes sur la bonne voie. Quand tu as l’effectif, tu peux voyager. Si on l’avait eu plus tôt, nous n’en serions pas là. Devant Poitiers, nous avions retrouvé l’intensité et une profondeur de banc. Cela change tout. Les joueurs n’ont jamais baissé les bras. Ils ont montré un beau visage. »

    Franck Cohen, son adjoint, était aussi rayonnant. « Nous avons mis du cœur, de l’investissement. Nous avons osé, tenté et surtout pas joué la peur au ventre. Les garçons se libèrent. Nous savons que nous manquons de compétence sur l’occupation et sur le tir au but. Cela s’est encore vérifié ce dimanche. Sur la fin, nous n’avons plus d’essence, mais les joueurs ont eu la volonté d’aller chercher ce score de parité .»

    Deux belles « cocottes » pour deux essais

    Dominant territorialement lors de la première demi heure, les Tourangeaux vendangeront deux franches occasions d’essais. Sur la première, Etamé (7e) était oublié sur son aile, puis Perchais (17e), après avoir slalomé dans la défense poitevine, manquait de lucidité sur la fin de son action.  Pour ne rien arranger, l’infortuné Ledoux verra sa pénalité (11e) échouer sur le montant. C’est dire le nombre de points laissés en route.

    Entré en jeu en début de deuxième mi-temps, Nicolas Boucavel le déplore. « Vraiment rageant, nous campons chez eux pendant trente minutes sans concrétiser. De leur côté, ils viennent trois fois et font preuve de réalisme. » La botte de Laurent suffira à Poitiers, sérieux dans son jeu mais guère entreprenant, pour prendre le large (12-5, 63e). Dans les cordes, l’UST saura réagir. Sous la houlette de Thomas Soulier, tout d’abord omniprésent en touche, puis déterminé une fois passé à l’arrière. Il est vrai que son copain Bastien Biet, encore une fois l’homme du match, avait sonné l’heure de la révolte. Et là, le coaching des coachs s’avèrait payant…

    Boucavel : « On voulait revenir »

    Le sang frais apporté par les Kellogg, Faye, Lépine, Pelletier, Coûté, changeait la donne. On vit alors le paquet sans arrêt dans l’avancée. Poitiers était dans le rouge, mais faisait de la résistance. « On a fini sur les rotules, témoignait le pilier Boucavel, auteur aussi d’une partie remarquable. On s’est battus avec nos armes et donné à 300%. Nous avons peut-être joué trop directement, nous aurions dû écarter sur les ailes. Sur la fin, çà piquait, c’était acharné mais on voulait revenir. »

    Et Tours y parvint en marquant un deuxième essai identique au premier dans sa conception. Prise de balle en touche de Soulié pour l’essai de Boucavel (49e). Puis prise de balle de Kellogg pour l’essai de la délivrance de Grelle (71e). Sur deux « cocottes » d’école. L’UST avait le bonus défensif en poche (12-10). Lacroix, en passant la transformation lui offrait les deux points du nul (12-12). C’était la moindre des récompenses pour vingt deux tourangeaux, qui méritaient mieux.

    Ce nul permettait à Tours de revenir à la cinquième place, à hauteur de Chinon, coiffé sur le fil à Guéret (30-24). Le succès bonifié de Blois à la Châtre (25-9) gâchait un peu la fête. Le mini-championnat à trois (Blois, Tours et Chinon), pour le quatrième strapontin qualificatif, est loin d’être fini. De cela, nous aurons tout le temps d’en reparler.

     

    Bertrand Bourgeault

     

     

    TOURS – POITIERS : 12-12 (0-6). Arbitre Méline Roelandt. Spectateurs: 800 environ.

    Tours : deux essais de Boucavel (49e) et Grelle (71e). Une transformation (71e) de Lacroix.

    Poitiers : quatre pénalités (30e, 38e, 47e, 63e) de Laurent.

    Carton jaune. Poitiers : Jallais (22e).

    Evolution du score : 0-3, 0-6, mi-temps, 0-9, 5-9, 5-12, 12-12.

    Tours. R. Ledoux (Barré, 35e) – Perchais, Balmens, Lacroix, Etamé – (o) Guerche (Pelletier, 70e), (m) Labergère – Breil (Kellogg, 51e), Soulié, Biet – Girardeau (Lépine, 65e), Taylor (Faye, 51e)  – Grelle (Boucavel, 41e), Gabory (Coûté, 60e), Rougebec (cap, Grelle, 62e).

     

    La 18e journée

     

    Tours – Poitiers                                     12-12

    Guéret – Chinon                                    30-24

    La Châtre – Blois                                   9-25

    Riom – Vierzon                                     52-19

    Nontron – Montluçon                            48-10

    La Couronne – Issoudun                        23-27

     

    Classement. 1. Poitiers 72 pts; 2. Riom 64; 3. Nontron 54; 4. Blois 54; 5. Tours 49; 6. Chinon 49; 7. Guéret 46; 8. Issoudun 35; 9. La Châtre 27; 10. Montluçon 27; 11. La Couronne 13; 12. Vierzon 12. (Riom, Nontron, La Châtre et Vierzon, un match en moins).

     

    Prochaine journée. Samedi 9 mars: Chinon – Tours (18h). Dimanche 10 mars: Blois – Guéret, La Châtre – La Couronne, Poitiers – Riom, Vierzon – Nontron et Montluçon – Issoudun.

     

    La réserve résiste mais s’incline

     

    Largement battue lors du match aller à Poitiers (31-7), la réserve tourangelle, rêvait de prendre sa revanche face au leader poitevin. Elle en avait les moyens, mais s’est inclinée (17-10). L’essai de Caille, transformé par Donnaud, auteur, par ailleurs, d’une pénalité, ramenait les hommes de Coulon et Courtillé à portée de fusil de Poitiers (17-10), après avoir été distancé (17-3).

    Sans s’affoler, Poitiers gardait le gain du match, mais les Tourangeaux n’ont pas à rougir de ce revers. Ils ont donné une excellente réplique à Poitiers.

     

     

  • 4 mars 2019

    L’oeil de Xavier Guillemet : « Ils sont mal récompensés »

    Cela faisait près de deux ans que Xavier Guillemet, joueur emblématique de l’UST, puis entraîneur n’était pas venu à Tonnellé pour assister à une rencontre de championnat. Invité pour le derby, Guillemet a pris beaucoup de plaisir à retrouver une antre qu’il aime tant. Il nous livre ses impressions.  

  • 3 mars 2019

    Tours va savoir

    Face à Poitiers, l’ogre de la poule, Tours va savoir.

    L’heure de vérité a sans doute sonné pour l’US Tours. Revenus sur les talons de Chinon et de Blois, à la faveur de deux succès primés devant Montluçon (36-0) et Vierzon (33-20), les Tourangeaux attaquent un bloc de trois rencontres sans doute décisives en vue de la qualification pour les phases finales. « D’ici un mois, nous serons fixés », estime Julien Darthevel, l’entraîneur.

  • 3 mars 2019

    Poitiers sans pression

    Leader incontesté de la poule 7, le Stade Poitevin coule des heures paisibles. A cinq journées de la fin, il a déjà en poche son billet pour les phases finales. « Nous sommes dans les clous, commente Thomas Cassen, l’entraîneur. Sincèrement, nous ne pensions pas survoler les débats de la sorte. L’objectif n’était pas de finir premier et encore moins de monter. Ce n’est pas un impératif. Nous sommes encore en phase de reconstruction. Après les années galère que nous avons traversées, c’est une bonne surprise. »

  • 3 mars 2019

    2017 : l ‘UST épinglée par le gendarme financier

    Les portes de la montée se referment

    Année 2016-2017, saison noire s’il en est. Sportivement, l’équipe de Julien Darthevel et Johann Debosz avait effectué un parcours remarquable. Malheureusement, elle sera recalée pour des raisons extra-sportives. En proie à des difficultés financières, le club se voyait refuser la montée acquise sur le terrain. Une décision terrible pour des joueurs exemplaires tout au long de la saison et qui ne méritaient pas un tel coup du sort.

  • 3 mars 2019

    2012 : retour en Fédérale 2

    Biet délivre l’UST

    Personne n’a oublié le 20 mai 2012. Ce jour-là, Tours joue la montée en Fédérale 2. Plantons le décor. Xavier Guillemet et Laurent Tavard sont les entraîneurs. Lors du seizième aller, le 13 mai, le Stade Poitevin l’emporte chez lui (15-12).

    Très solides, les Poitevins viennent mener la vie dure à l’UST. Le derby sera indécis jusqu’au bout. A deux minutes de la fin, tout semble fini. Le tableau indique (9-9). Poitiers a un pied en Fédérale 2… C’est alors que Faye et Borde s’échauffent. Guillemet jette ses dernières forces dans la bataille et décide de les lancer sur le pré. Cet apport de sang frais sera payant.

  • 3 mars 2019

    1997 : la montée à Thouars avant le titre

    Après avoir sorti Vierzon (12-8) en seizièmes de finale, les poulains de Robert Bernos prendront le meilleur sur le Stade Poitevin (22-9), en huitièmes. Par la suite, ils leur restera à éliminer Bédarrides (31-22), puis Pamiers (18-16) pour se parer du titre de champion de France devant Limoges (26-20) à Poitiers. Apothéose d’une saison inoubliable.

  • 3 mars 2019

    Laval et Grangeneuve, les pionniers

    Raymond Laval, Kiki Grangeneuve, Bernard Vignau et Bernard Bouygues, un fameux carré d’as, qui fit les beaux jours du Stade Poitevin, dans les années 68-71, avant de venir relancer le rugby en Touraine. Retour sur un passé glorieux de quatre garçons charmants et talentueux à la forte personnalité.

  • 1 mars 2019

    Billy, le premier à quitter le navire pour mieux revenir…

    En près de cinquante ans, ils ont été environ une vingtaine à porter les maillots des deux camps. Raymond Laval et Kiki Grangeneuve ont été les premiers à quitter Poitiers pour venir prêter main forte à l’UST. A l’inverse, Claude Billy, le bouillant talonneur, a fait le chemin inverse à l’époque où il était sous les drapeaux avant de regagner la Touraine. Tour d’horizon.

    Bertrand Bourgeault

     

  • 1 mars 2019

    la Bandassoiffee dimanche à Tonnellé !

    Savoir se régaler, à Tonnellé, d’un rugby en fanfare

    Recevoir l’adversaire, certes. Mais savoir le recevoir en fanfare ! Dimanche 3 mars 2019, pour honorer la venue de Poitiers, l’UST a choisi d’inviter la « Bandassoiffée ». L’antre antique de Tonnellé vibrera ainsi une nouvelle fois aux harmoniques des cuivres et des tambours. Une nouvelle fois, tribunes d’honneur et populaire vibreront aux sons contagieux – ceux qui enflamment les gradins, délient les langues, libèrent les hanches, ouvrent les gosiers, aident à pousser en mêlé et, qui sait, à oser la chistera que l’on ne ratera pas.

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